J'ai l'illusion qu'en écrivant ici, mon malaise se dissiperai sous les touches froides de mon clavier. Mais il n'en est pas ainsi, ça serait trop facile. Ce blog n'est juste que l'application d'un vulgaire pansement qui se decollera lâchement au fur et à mesure des jours. Pour révéler de nouveau une blessure que je ne savais pas aussi profonde. Je ne pense qu'à un remède en ce moment : partir. J'ai besoin d'être libre. Je me sens opprimée ici. Certains y verraient une crise d'adolescence tardive, j'y voit plutôt une fille aux ailes esquintées. Qui a besoin de s'envoler pour cicatriser. J'étouffe. Mon coeur s'égratigne à ses propos médisants. J'ai mal de lui et de son incompréhension. J'ai mal de son orgueil et de son insatisfaction.
Parce que j'aurai toujours en moi ce manque, ce vide perpétuel
J'ai tout imaginé pour rester avec toi Que notre histoire n'en finisse pas J'ai donné tout ce que j'avais au fond de moi J'ai tout imaginé pour toi ...